Doggy Bag de Djian en 3 saisons
J'adore Philippe Djian. J'ai tout lu de lui. Celui que je préfère est "Vers chez les blancs". J'avoue avoir eu de grandes difficultés à commencer Doggy Bag. Ça ressemblait à rien; sinon que ça se voulait une satire, un pastiche des soaps... Et puis quoi ? Deux choses que j'ai remarqué chez Djian, et je crois que ça s'applique à toute son oeuvre. Premièrement que la solitude est omniprésente. Ses personnages en sont l'incarnation. Bien qu'il y ait une interaction entre les personnages, il en résulte pour eux une plus grande solitude. Comme si cette interaction multipliait expotentiellement la solitude. Deuxièment, chez Djian, un extrait lu comme ça, au hasard, si on y prend pas garde, ressemble à quelque chose de simple, voir d'anodin. Alors que toutes la puissance de ses mots prend essence même de cette impression de quotidien. Et puis, il y a son sens du punch... Qui colore soudain la tête du lecteur de toute cette merveilleuse solitude implacable et tellement romanesque !

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