dimanche, septembre 21, 2008

Promenade 34

7:30. Le soleil est déjà trop haut pour des photos colorées d'orange de poussière. Je m'avance vers la baie... Zut, le passage est empĉhé par une barrière. Je passe quand même, il fait trop frais, mes mains sont glacées et tout est laid, pas photogénique pour 3 sous... J'arrête au rivage. Le fleuve est d'aluminium... J'entends des coups de feu... Merde... La chasse aux canards est ouverte... Et si je me prenais un plomb dans l'aile... De la bâtise là-bas j'entends un chien... Je le vois maintenant, il jappe et courre après un homme en tout-terrain... Il va venir m'avertir que je n'ai pas à être là... Je pense au possible fait divers: Un cycliste défiguré par un doberman fou... Je pars, je pédale quand même assez vite mais il pourrait me ratrapper si il le voulait... Je me rapelle qu'en cas d'attaque, il faut que je lui présente mon vélo pour qu'il le morde au lieu de mon bras...

samedi, septembre 20, 2008

Promenade 31



Aux alentours de l'usine de pâte et papier l'air sent le carton et la colle d'animaux. Les convoies de trains passent et repassent dans de langoureux hurlements métalliques. Je veux partir, un instant j'ai la nette impression que cet endroit pourait être le dernier. J'imagine mon corps couché, mon corps broyé entre les roues d'acier et les rails... Vient s'ajouter l'idée que ces sans-abris là-bas vont me faire la peau... me voler... me manger... Après quelques photos, je pars. Je suis à vélo. Je décide de faire un tour vers le quartier construit à l'ouest de l'usine. Et comme toujours lorsque je visite un endroit tout proche de chez moi mais que je ne connais pas, je m'étonne. je suis un parfait touriste qui passe dans cette rue. Des structures imposantes de métal sont plantées tous les 30 mètres... Pour amener l'électricité à l'usine les ingénieurs d'il y a 50 ans au moins n'ont pas trouvé mieux que foutre ces machins gris. Cela donne une ambiance S-F rétro. C'est presque sympathique si ce n'est de l'odeur qui nous a suivi... 

vendredi, septembre 19, 2008

Promenade 30

Des nuages cottoneux frôlent mon cerveau ouateux et pourtant le fracas est tel que je suis loin de me croire dans un monde blanc. La poussière exaspère mes souffles. Le soleil brûle même au froid qu'il fait... Je pense à ma chambre, je marche et j'espère ma chambre. Rien n'est tranquille? Tout tire vers le bas ? Même cette vase est sale... Je rentre... L'automne s'en vient... L'été assassiné fait un dernier sursaut... je te déteste si tu meurs... Pourquoi tant de poésie pour une seule petite tête ?