mercredi, mai 31, 2006
mardi, mai 30, 2006
lundi, mai 29, 2006
mercredi, mai 24, 2006
Je t’aime, c’est définitif
Je t’aime, c’est définitif…
Je veux t’aimer à l’infinitif…
Je t’ai pas assez aimé dans le passé
Je t’aime au présent du parfait du conjonctif
Il faut que Tu m’aimes c’est impératif
M’aimer? Au mode admiratif
Tu m’as aimé au participe passé
Mais Tu m’aimerais à l’imparfait du copulatif lolll
Rêve
L’amour qui régnait dans notre famille était de la couleur de la joie. Du plus loin que je me souvienne, je ne vois que des visages heureux, inondés d’une bonté sans bornes. Mes sœurs aînées me considéraient comme un premier amant pour qui rien n’était exagéré pour combler son bonheur. Mon père était fier de son fils (moi), il avait prié le Seigneur pour qu’il lui donne un garçon après trois merveilleuses filles et il avait été enfin exaucé. Maman m’aimait tellement que malgré mes humeurs et mes drôles de mots elle cherchait ma présence pour que je lui raconte quelques histoires morales ou comiques. Elle ne comprenait pas toujours, qu’elle me confiait entre deux fous rires, mais je voyais dans ses yeux qu’elle en redemandait toujours de ces discours qui réussissaient souvent à l’étourdir. Et moi j’étais assez fanfaron pour me saouler du spectacle que je lui donnais. D’ailleurs, toute la famille, adorait que je leurs narre des anecdotes. Aussi, je collectionais, dans la journée, les petits événements dont j’embellissais les faits en appuyant sur les côtés dramatiques sous-entendus. Car il y a du tragique dans tout ce que l’on vit, n’est-ce pas ?
La poésie tue
Si tous mes mots pouvaient être extirpés de mon être en un seul jet mortel ils tueraient probablement toute la connerie (et les cons par la même occasion) sur terre. Mais tout est souvent silence, silence même au travers le tumulte des humains, occupés à rien ou à gâcher ce qui nous reste d’humanité. Je suis allé voir et entendre des poèmes vendredi. J’ai vu l’annonce dans le journal : « Spectacle multimédia de poésie », je me suis dit que ça me sortirait de mon infernale routine… Franchement je n’en ai pas eu pour mon argent ; le multimédia consistait à une série de diapositives numérisées projetées sur des draps de scène, les pauvres poètes disaient bonsoir avant leur déclamation et merci quand ils avaient fini…
Fais ce que tu dois
Propagande
Propagande. Si le cinéma est un moyen de propagande et que nous observons ce qui est inculqué à travers ces ombres chinoises, nous pouvons nous rendre compte des préoccupations des puissants qui produisent nos navets. C’est là un exercice des plus simple. On écarte toute la flatterie de la pornographie qu’amène une scène pour en reconnaître les réelles intentions, qui seront reconnues à travers les logos et les symboles qui traversent l’image et qui n’amènent rien à cette scène dans sa dimension dramatique. Aussi, le drapeau américain si souvent installé en toile de fond est là parce que quelqu’un a tenu mordicus à ce qu’il fasse partie du décor, à ce qu’il soit le décor. On peut se demander pourquoi. On peut se répondre qu’il faisait sens parce que, par exemple, le héros ira se battre pour son pays et qu’il pourra mourir et qu’un drapeau détient potentiellement une valeur dramatique efficace pour comprendre tout le dilemme du protagoniste. Ou on peut admettre que le drapeau est là pour renforcer la notion de pays, car ce pays, qui, dans une certaine mesure, n’a pas plus de réalité qu‘un drapeau. Les frontières qui forment un pays sont des dessins faisant appel à la haute voltige de l’imagination. En fait il n’existe pas de pays. Celui qui s’insurge contre cette idée est endoctriné, il ne comprend plus qu’un pays se forme souvent de guerres gagnées et perdues. Tant pis si à la prochaine guerre on vient à fendre la maison en deux… Celui qui se fait arracher son territoire à la suite d’un conflit comprend mieux l’injustice et l’approximation de la notion de pays. Aussi, le pays n’existe pas et pourtant notre monde en est rempli. Il lui faut donc un renforcement propagandisme continuel, tout comme un produit qui est annoncé sans relâche, sans cette publicité un autre produit prendrait sa place.
dimanche, mai 21, 2006
L'idée de la mort
Vaudeville Universel
Qu'est-ce qu'on attend pour être heureux ?
Des bourreaux spectateurs innocents
Un mot sur la télé-réalité. J’aime bien regarder la télé-réalité parce que ce type d’émission reflète bien ce qu’on veut de toute émission ; c’est-à-dire : rire, pleurer et rager. En fait la télé bien souvent provoque la haine, mais lorsque j’affirme cela devant un auditoire bien peu veulent l’admettre. Dans la télé-réalité, nous sommes « en face » de victimes consentantes pensons-nous… Mais l’horrible, c’est qu’il n’existe pas de victime consentante mais plutôt des victimes inconscientes… …et que dire des bourreaux (les télé-spectateurs) Il y a des bourreaux inconscients ? !
Life Story
En fait, je me suis toujours vu à l’intérieur d’un show de télé-réalité où Dieu ( ?) regardait ma prestation. Tous mes gestes, mes pensées je les ai regardé comme si Dieu ( ?) les appréciait. Le show du bien et du mal… Oui, nous sommes la caméra la plus appropriée pour saisir l’ensemble de nos faits et gestes, avec en prime, la couleur de nos pensées… Maintenant, c’est à nous de comprendre qui sera le monteur de nos scènes et qu’est-ce que ces scènes tendront à prouver…
Tchat et télé-réalité
Est-ce que le tchat peut ressembler un tant soit peu à la télé-réalité ? J’ai comme l’impression que oui… Il y a l’interaction des intervenants… Des gens venus de milieux et de cultures différents… Une certaine tendance à vouloir exister en brillant par l’honnêteté ou l’originalité de son discours. Mais au tchat, il n’y a pas vraiment de prix à gagner… sinon la rencontre de la personne qui nous a touché pour qu’enfin on puisse la toucher… Et puis il y a l’anonymat du tchat versus la célébrité que crée la télé-réalité. En fait le tchat se passe dans l’ombre de notre vie et la télé-réalité fait de l’ombre autant aux participants qu’aux téléspectateurs.
vendredi, mai 19, 2006
L’HOMME SANDWICH VS L’HOMME ORCHESTRE
Lorsqu’on entend un chanteur dire à son public qu’il l’aime on doit comprendre que ce public un objet interchangeable, pratique parce que composé de plusieurs personnes qui n’ont pas d’identité particulière et qu’il existera toujours… Je ne sais pas si je me fais bien comprendre. De notre besoin nostalgique de se faire bercer il nous reste cette tendresse que nous avons de nous-même blottis dans le creux d’un corps, la chaleur du sein maternel et l’image touchante et ancestrale de l’enfant maître de l’univers. Bébé, nous ne sommes rien, nous ne savons rien, nos cellules se multiplient et nous sommes cons comme la lune, inconscients, c’est ensuite que ça se gâte… Lorsque nous devenons, croyons-nous, experts en quelque chose ; nous avons la satisfaction d'être quelqu’un en déployant un titre, un diplôme, un costume et pour la plupart c’est fini pour l’intelligence ; il y a de l’argent à amasser pour nos vieux jours qui seront assurément difficiles parce que nous aurons irrémédiablement mal aux os.
D’ailleurs et de toute façon il y a beaucoup d’idiots au Québec, beaucoup de pauvres débiles à casquettes qui portent un logos collé sur le crâne au nom de quelques compagnies artisanes de ce besoin pressant de se mondialiser ; comprendre faire beaucoup de bidous au détriment de tous ces abrutis, qui le sont plus qu’un bétail, car la vache aussi bovine qu’elle soit ne va tout de même jusqu’à se marquer elle-même. Je reste septique sur la profondeur de ce peuple qui s’habille souvent avec le drapeau des autres, qui parle une langue languissante, et qui n’a, somme toute, à peu près pas d’opinion tellement il ne se pose aucune question. La rigolade grasse, nos mots restent dans le grenier d’une pensée que nous n’aurons jamais à éventer. Il est tragique de comprendre que nos enfants mangeront du baptinse et des avoyes, car il est aussi difficile de parler français au Québec que de parler anglais… Nous manquons de pratique et d’interlocuteur… La télé pathétiquement mauvaise en ce commencement de siècle, les comiques, les groupes punks, les groupes de garage voilà toutes notre littérature, même le cinéma est mal connu des jeunes. Le plaisir est partout, le petit plaisir court comme une copulation hâtive, le plaisir que l’on se gratte à chaque fois que ça nous pique, le plaisir provocateur de ce désir maudit, ce désir mesquin du prochain repas.
Ici en Amérique nous ne mourons pas de faim mais de satisfaction grise. Pourtant les feux d’artifices n’ont jamais été aussi éclatants ; le luxuriant foisonnement audio-visuel que la technologie nous permet provoque tout de même cet inassouvissement extraordinaire à travers un blasage presque péché. Que reste-t-il à un artiste qui aime la fascination sinon la fascination. Le dessin est reconnu comme bon lorsque le bon peuple juge que c’est très ressemblant et cela restera encore et encore le critère premier des amateurs. Mais doit-on reconnaître une intention dans la simple virtuosité robotique des virtuoses ? Existe-t-il dans l’aventure de créer un zone où la réflexion vienne prendre le pas sur le talent prodige ?
Intellectuel je suis
Je suis un i n t e l l e c t u e l. Et les autres ? Je ne comprends pas vraiment comment fonctionnent les autres qui se disent non-intellectuels. Ils pensent avec leurs instincts, leurs yeux, leurs mains, leurs pieds ? Ils disent à leurs enfants de ne pas faire ceci ou de ne pas faire cela, parce qu’ils le sentent comme ça ou parce que leurs parents leurs tapaient sur les doigts ! disaient comme ça ! Ils ne réfléchissent pas, ne s’adaptent pas aux situations, ils pensent sans en prendre conscience et pour cela ils se disent droit, non torturés par des pensées contradictoire qui brodent le châle du remord aux motifs du devoir et du plaisir. Pour ça je suis sombre, un être curieux et étrange.
LA RECHERCHE D' ABSOLUMENT RIEN
Ray est idiot de la pire espèce, de celle de ceux qui se croient malins, fins, subtils et tout, et qui sont au bout du compte des individus assez ordinaires. Nous étions obsédés de femmes et de sensations fortes, surtout de sensations fortes. Et pour que nos vœux se réalisent nous ne faisions que rêver presque jamais nous agissions de peur du mal et du ridicule parce que c’est à peu près la même chose.
Une trainée de mots
L'ombre d'un doute, poses-toi pas de question, il n'y a rien à comprendre, sinon que je t'aime, comme la laine d'Hélène, comme la mort d'ébène, comme le camion-benne qui transporte le ciment de mon serment. Oui, ça sera pour toujours, mais toujours c'est pas si longtemps que ça, si on regarde les dinosaures et les cosmos qui nous pètent à la face à tous instants !
Frôler la mort
mercredi, mai 17, 2006
Moi et les autres
samedi, mai 13, 2006
L'étrange
Les jours sont un mélange entre le concret et l'étrange où toute tentative de fuite révèle notre peur de la mort subite. Car nous sommes nouveau-nés tout le long du séjour. Ici, sur terre, tout est cristal et fragile. Nos corps sont d'argile. Nos âmes sont indociles. La luxuriante réalité des choses nous donne l’audace d’affronter le diaphane trame de notre vie. Aussi, sans trop y penser, nous marchons sur le fil tendu au-dessus des grands précipices, nous allons, sans trop savoir ce qui nous fera tomber, mais nous tomberons. La nuit est sans mélange, elle est étrange. Un film, un court métrage, joyeux chaos où la joie se mêle à la douleur on veut aller, où ? Allez ! Allez, voilà tout ! Notre épée brandie on garde l’équilibre, Aveugles, nous marchons sur le fil tendu au-dessus des grands précipices des nuls parts, amours imaginés
vendredi, mai 12, 2006
Stop ?
J’ai trouvé le moyen de réussir à arrêter de fumer. Ce moyen est très simple. Il s’agit d’abord de le vouloir instamment, évidemment. Avoir une raison ou une autre pour commencer la cure de déintoxication aide beaucoup aussi. Puis… Puis… C’est tellement simple, vous n’en reviendrez pas ! Oh… Mais que fais-je donc là ! Pourquoi vous avouer ce que j’ai savamment appris grâce à mon expérience ? Allez, si vous tenez absolument à le savoir, écrivez-moi, au
uandme999@hotmail.com
Nous conviendrons du mode de paiement. Que voulez-vous, il faut bien gagner sa croûte !
Promenade 21
jeudi, mai 11, 2006
Le roman Chopin
Chopin le mélancolique se mourait de coliques. George se mariait à un autre. Une dernière lancée pianistique, c’était son tic. Sand tentait de l’oublier. Frédéric ne se souvenait que trop. Le piano était lourd, ses mains aussi. Le passé loin d’être léger pesait presqu’autant que demain. Passa un blues inconnu, un jazz encore plus… je vais prendre une vodka on the rock… Ça l’acheva… Les feuilles tramées de notes s’envolèrent et il parti sans laisser de note. George noya son chagrin au-dessus de la Seine, sur le pont des romans fleuves. Mais déjà on entonnait la maintenant célèbre marche…
Go!
Je suis prêt. Je suis tout près. Je suis fin prêt. Je suis près. Je suis loin. Je suis loin d’être prêt. Un, deux, trois, j’y vais. Un, deux, trois… Non ! Stop ! Arrête ! Je regrette. Je ne me lance pas encore. Qu’est-ce que j’allais faire ? Inconscient que je suis ! oh, et puis non… Faut pas toujours savoir ce qui nous attend… Go ! Allez ! Sans remord je m’élance à corps perdu. Je vais bientôt atteindre mon but ! Qui était ? Je ne me souviens plus ! Ah oui ! M’approcher de toi.
Saint est ton Sein
Tu sais, je t’aime. Mais tu sais aussi que je ne sais pas trop ce que c’est que d’aimer. L’amour, je le ressens à la peur, à la peur de perdre, la peur de te perdre. C’est ainsi que je le mesure, je sais c’est absurde mais c’est ma seule manière. Peut-être que je ne t’aime pas alors ? Comment savoir ? Et si je tentais de me passer de toi pour un bout ? Tu vois, aussitôt que je pense à ça, je panique en pensant au bout de ton sein. Mon amour est malsain. Ton sein est un amour.
Sans toi
Un jour sans toi, ça s’endure. Deux, c’est une sorte de silence qui s’installe. Trois, Je ne suis plus trop certain de ce qui se passe. Quatre, mercredi est le milieu de la semaine. Cinq, j’appelle à l’aide. Six, j’en appelle à mes rêves. Sept, ben voilà ! Qui est-elle ? Faut que je me remarie ! On peut tout de même pas vivre en célibataire endurcit tout le long de la genèse. Allo ? C’est toi Gilberte ? Je me demandais… Qu’est-ce tu fais ce soir ? Quoi on est dimanche ? Et alors ? Tu travailles demain ? Oups ! J’te laisse v’la le boss qui réapparaît !
mercredi, mai 10, 2006
Dostoïevski a eu raison et tort
Qui lit ?
Lorsqu’on écrit, il nous faut, ne serait qu’en imagination, un lecteur, un destinataire. Il est bien difficile de s’en inventer un… Car celui-ci doit être quelqu’un qu’on croît capable de nous comprendre, qu’on croît capable de pardonner nos manières et nos artificialités. Quelqu’un qu’on va imaginer rire là où il y a matière à rire, quelqu’un qui va croire que tout ce qui nous importe est important… Bien souvent on trouve un tel destinataire chez quelqu’un que l’on connaît… Mais… Chut ! On l’idéalise c’est certain… Mais il ne faut pas s’en rendre compte ! Sinon notre stratagème tombe à l’eau !
Le noir connaît le blanc ?
Les femmes ont-elles ce sens du spectacle, du spectacle érotique, je veux dire ? Ou tout ce rituel est dicté par la gente masculine ? Un peu des deux j’imagine…Lorsqu’on est masochiste est-il difficile de deviner ce qu’est être sadique ? S’en doute-t-on seulement ? A-t-on accès, ne serait-ce qu’instinctivement à toutes les possibilités des expériences humaines ? Par exemple l’homme peut-il se douter de ce qu’est être une femme ? Ou son imagination est condamnée à errer dans la sphère des suppositions ? A-t-on la notion de ce que peut être toutes les maladies connues et inconnues ? Les devine-t-on sans étude ?
De la pensée comme outil
mardi, mai 09, 2006
Passe le temps
L' ex existence
4 h 3 min moins 30 secondes
La machine à voyager dans le temps. Elle fut inventé en 2998, un matin, à 4 h 03, elle fut déclenchée. Par erreur, l’utilisateur, mis le cadran à 4 h 03 moins 30 secondes, donc 4 h 02 min, 30 sec. Depuis ce temps l’Univers entier ne dure que 30 secondes pour l’éternité. La machine à voyager dans le temps. Elle fut inventé en 2998, un matin, à 4 h 03, elle fut déclenchée. Par erreur, l’utilisateur, mis le cadran à 4 h 03 – 30 secondes, donc 4h 02, 30 sec. Depuis ce temps l’Univers entier ne dure que 30 secondes pour l’éternité.
Roman Tic
Le mal
lundi, mai 08, 2006
L'éloge de l'amour
« Pour penser à quelque chose, il faut nécessairement penser à autre chose. ». J’ai entendu ça dans « L’éloge de l’amour » de Jean-Luc Godard. En tentant d’analyser cette pensée, j’ai d’abord pensé qu’il y avait une absurdité … un non-sens… Puis, j’ai crû saisir la subtilité, par exemple, si je pense « j’ai froid », il faut que je pense aussi « Je n’ai pas chaud » aussi, l’idée du froid vient de paire avec celle de la chaleur. Mais je ne suis pas certain que ça s’applique vraiment à la pensée évoquée dans le film.
Silence on tourne en rond
Pourquoi tu ne me parles plus ? Parce que tout ce qu’il a entre nous est relégué au niveau d’une ironie, d’une satire de nous-mêmes et qu’il m’est impossible de faire confiance en quelqu’un qui ne me laisse pas le choix des armes… De quoi tu parles ? J’aime autant que tu ne comprennes pas vraiment… Comme ça, « nous deux » restera une chimère qui ne manquera pas de charme parce qu’elle restera un rêve… Tu as vu « L’éloge de l’amour », un film de Jean-Luc Godard ? Un film difficile d’accès mais avec des phrases si vraies… Comme seul le roman peut en donner… Des vérités maquillées en mensonges…
Pastille
dimanche, mai 07, 2006
Au royaume des aveugles...
La bombe éclata. Sa fureur durant 24 heures. Il n’y eut pas de nuit ce jour là. La lumière fut aveuglante pour tous si tant qu’elle brûla toutes les rétines ; sur tous les continents il n’y eut que des aveugles. Pris au dépourvu, tous les gens ont faillis mourir tellement ils étaient désemparés. Mais bien vite, il y eut des chefs ; les aveugles d’avant la bombe. Ils rassemblèrent les nouveaux non-voyants dans de grandes salles qu’on reconnaissait à leur écho, mais ils ne leurs montrèrent pas tous les trucs car ils voulaient garder leur hégémonie dans ce nouveau monde de pleurnichards.
Un moment nul
Un moment parfait on le vit probablement lorsqu’on garde quelques illusions qu’il peut y avoir des moments pareils. Lorsque je tente de me souvenir d’un de ces fameux instants c’est toujours à la lumière d’un certain étonnement de m’imaginer si content alors que je n’avais pas à me sentir comme ça en toute objectivité. Je dirais même que si j’y regarde de près, c’est ma naïveté qui excitait mes sens, mon inexpérience, ma certitude qu’il ne pouvait pas m’arriver ce qui m’arrivait. Mais de quoi je parle ? Je ne le sais peut-être même pas. En cela je vis un moment parfaitement idiot.
Je te veux l'objet
Je te voudrais disponible à tout instant. Tu ne dirais rien, tu serais étendue là, assise ici, suspendue dans les airs. Tu ferais partie de l’ameublement. Tu serais mon plus beau luxe et j’adorerais te savoir dans une pièce où je ne serais pas. Je passerais de temps à autre pour vérifier si t’es toujours toute à moi. Parfois je passerais des heures à t’admirer de loin ou de proche. Je sentirais ta peau, je te grafignerais gentiment ou plus brutalement. Tu serais la photographie animé, mon cinéma immobile, ma vie à la perdre. Merde c’est moche dit comme ça…
vendredi, mai 05, 2006
Vision
La nuit était de velours. Je ne distinguais rien des meubles, des tableaux ni mêmes des fenêtres. Le silence qui régnait avait quelque chose d’assourdissant en cela je n’entendais vraiment rien. Sinon je m’imaginais mon cœur battre à son rythme, mon sang en raz-de-marée dans mon cerveau et, comme il est rare que ça arrive je voyais de plus en plus mes murmures. Le noir était d’encre, pourtant mes yeux s’obstinaient à vouloir distinguer quelque chose et je voyais tout sauf le vide. Un voile brodé de fioritures débordantes, aux milles points tissés me frôle le visage et je m’éveille.
Musique 00
Promenade 21
Je monte le sentier qui mène tout en haut de la montagne. Tout est plein, tout est beau, tout est parfaitement ce qu’il est. La terre sous mes souliers crisse. Le ciel déchire mes yeux. Les nuages allège mon ascension. Les feuilles des arbres au vent fouette ma volonté et mon corps se déplace avec une vive joie de voir tout de concert avec mon électricité. Les plans changent de seconde en seconde et captivent mon imagination. Je pense « tout en haut ! ». La cime se dessine et je crois à une délivrance. L’air est frais et le panorama est embrouillé de mes larmes.
La chanson
J’ai rien dans tête sinon mon corps. J’occupe l’espace qui m’est imparti. Aucune idée de ce que je viens faire ici. J’attends une réponse tout en sachant qu’elle ne viendra pas. Pourtant je l’attends tout de même. Si je viens à tenter de résumer ma vie, je n’y vois rien qui la justifie, sinon la peine et l’amour qui mènent mon cœur. Une chanson toujours courre en mes veines, c’est une chanson belle et triste comme le monde entier… et cette chanson occupe le temps qui lui est imparti. Elle se terminera mais je me la rechanterai sans cesse.
Du feu sur toile
Je veux dessiné des flammes froides qui dévoreraient tous les regards qui se poseraient sur le tableau. Je veux provoquer le désir comme la photographie impudique d’une femme nue. Je veux que mes coups de pinceaux fassent dire milles mots à tous les critiques. Je veux que les formes qui apparaissent disparaissent aussitôt saisies. Je veux d’un tableau blanc qui décrierait toute la noirceur du monde. Je veux qu’on accroche mes tableaux dans des musées où personne ne vient. Je veux sculpter dans le vide. Je veux penser une toile sans l’exécuter et qu’on me reconnaisse peintre malgré tout et qu’on me subventionne évidemment.
De l'amour
Elle m’aimait. Elle me l’a dit hier soir et, ce matin, encore étourdie d’une nuit sans vrai sommeil, je pense à elle. Je revois son drôle de visage qui me dit « Je t’aime », et j’imagine la mine que j’avais… Avais-je l’air farouche, lucide, endormi, embêté ou tout simplement idiot ? Je ne sais plus trop. Est-ce que je l’aime ? Je ne saurais trop quoi répondre… Pourquoi m’a-t-elle avouer cela ? Pourquoi justement hier soir ? Probablement par peur de me perdre, une idée lui est venue en se maquillant, une ride… et cette ride l’a décomposée, elle a pris panique.
mercredi, mai 03, 2006
Le pire du meilleur
Des paroles
Lorsqu’on donne attention aux paroles des chansons d’amour on découvre quelque absurdités, quelques images qui frisent le grotesque ou des métaphores tellement audacieuses que bien souvent, si on y regarde de plus près, révèlent les carences affectives de ses auteurs. C’est un peu comme si l’enfant disposait de tout son vocabulaire d’adulte pour exiger toute l’attention de la mère. Il est bien rare d’entendre une chanson d’amour qui ait toute la dimension de l’amour humain mature, assumé et grandiose. Parce que ce n’est pas là un produit en demande. L’amour infantile et immature est à l’honneur. Je t’aime tant baby.
Le jour et la nuit
Encore 100 mots, encore une idée. Ma tête est le sablier du verbe. Ton étreinte m’encadre dans un amour administré. Et l’horaire me convient puisque j’attends. Puisque je me lève le matin pour aller vers le soir. Puisque je rêve d’un jour qui serait nuit, d’une nuit claire comme le jour.
Le bonheur, le toujours, le tout heure, le bonjour. Et j’attends l’étoile filante pour souhaiter le vœux des milles vœux. Pourtant je ne veux rien. Je veux tout que pour toi. Et si les mots venaient à se dissoudre comme l’encre dans l’eau, ils persisteraient tout de même sur ta peau.
La vérité
Lorsque le corps se sent sale, quelqu’un le lave. Lorsque le corps est sale, quelqu’un le sent. Lorsque l’âme se sent sale, quelqu’un la passe dans le tordeur et puis la repasse. Le mensonge. Le mensonge est la boue bouillante dont l’eau qui s’évapore sature l’atmosphère. Il fait fausser la vie et on déchante si on vient à apprendre la vérité. La vérité donne un trémolo aux paroles sortant de notre gorge. Nos mains ne sont jamais coupables des ciseaux qu’elles tiennent. Nos mains ne sont jamais responsables des corps qu’elles prennent. Dans l’imagination tout existe, dans la réalité rien.
La fonte des glaces
Est-ce moi ? Je suis assis, saisi d’un très grand doute, l’étourdissement le plus magistral qui m’arrive de temps à autres… Je vois ça comme une glace qui rencontre soudainement la chaleur et qui penserait (moi, cette glace) je vais mourir, c’est très certain, mais pas tout de suite, pas avant d’avoir fondu… Mais que suis-je enfin ? Je n’en sais rien, je ne l’ai jamais su, je l’ai souvent prétendu, mais je ne le sais pas et même ça, je ne sais pas trop ce que ça veut bien dire. L’éternité nous emmerde vraiment n’est-ce pas ?
La musique
La musique rend parfois heureux. Ce bonheur a tout de l’inassouvissement. Le son, bien qu’il soit du monde physique, semble venir de nul part, surtout le son musical. Non, pas de nul part… Mais d’autre part… La musique n’est pas un objet… (sinon le disque, l’instrument, l’interprête) Lorsqu’elle nous traverse la musique a un pouvoir magique semble-t-il. On peut en venir à être en manque d’une mélodie. Et, lorsqu’on se donne la permission d’entendre cette mélodie espérée, c’est comme l’exhaustion d’un fantasme ; à la fois satisfaisant et frustrant. Le bonheur serait donc inassouvissement ?
Les autres
Je m’étonne souvent de la bêtise des gens… Je sais ce n’est pas très généreux de ma part… Mais je crois que dès qu’un autre manifeste sa pensée, on est obligé de le percevoir soit positivement, soit négativement… Si c’est positif, c’est que la personne émet une idée soit qui ressemble beaucoup à la nôtre ou qui est tellement novatrice à nos yeux et nous paraît capable d’ouvrir de belles possibilités. Si c’est négatif, c’est qu’on reconnaît le manque de sagesse de l’idée ou que cette idée est tellement différente des nôtres et semble par trop divergente de nos valeurs que nous nous fermons.
mardi, mai 02, 2006
L'idée
Je me suis souvent aperçu que lorsque je crée une phrase musicale ou poétique, celle-ci vient à me fasciner surtout lorsque je l’invente en tentant de briser l’harmonie qui me semblait aller de soi… Comme cette insaisissable idée de notre mort, l’idée de créer quelque chose de beau nous est souvent étranger, en tout les cas, elle nous surprend comme un chemin inconnu qui se dévoile à nous. Et, je tiens encore à le dire, je n’ai pas su exprimer ici l’exactitude de cette idée. Lorsque je veux que mon dessin soit je suis forcé de lui casser la gueule.
L'impact de mots
Il y a des mots coup de poing ? Je ne le sais pas vraiment… Je n’ai jamais vraiment osé en donner de peur de voir quelqu’un tomber et se faire mal… Même si mon âme est souvent de colère, je crois que j’en veux surtout en cette possibilité de l’injustice… J’en veux à celui qui ne voit comme issue qu’une colère juste… J’en veux à celui qui ferme la porte à jamais. Je ne suis certain que de l’amour que je porte à mon enfant… Mais alors ? Ceux qui n’ont pas d’enfant ne sont certain de rien ?
Promenade 20
Le printemps s’ignore et nous fout un vent du nord en pleine gueule. La montagne noire a à peine diminuée et l’air frais me fait mal à la dent. J’ai hâte que l’on trouve le mal en moi et qu’on sache me l’extirper avant que ce ne soit trop tard, avant que ce ne soit irrémédiable. J’ai effacé un film dont je ne me souviens plus du tout ni du titre, ni du scénario… Je ne me souviens que d’une vague actrice qui faisait chier tout le monde… Je veux dire son personnage ne semblait plaire à aucun autre personnage.




















