mercredi, mai 31, 2006

choses 00, 04, 01, 05, 06, 07, 02 (de bas en haut)








mardi, mai 30, 2006

arbres 09, 10, 11, 12, 13





arachide 00

arbre 07

arbre 06

arbre 05

lundi, mai 29, 2006

arbre 04

arbre 02 et 03


arbre 01



mercredi, mai 24, 2006

Je t’aime, c’est définitif

Je t’aime, c’est définitif…

Je veux t’aimer à l’infinitif…

Je t’ai pas assez aimé dans le passé

Je t’aime au présent du parfait du conjonctif

Il faut que Tu m’aimes c’est impératif

M’aimer? Au mode admiratif

Tu m’as aimé au participe passé

Mais Tu m’aimerais à l’imparfait du copulatif lolll

Rêve

L’amour qui régnait dans notre famille était de la couleur de la joie. Du plus loin que je me souvienne, je ne vois que des visages heureux, inondés d’une bonté sans bornes. Mes sœurs aînées me considéraient comme un premier amant pour qui rien n’était exagéré pour combler son bonheur. Mon père était fier de son fils (moi), il avait prié le Seigneur pour qu’il lui donne un garçon après trois merveilleuses filles et il avait été enfin exaucé. Maman m’aimait tellement que malgré mes humeurs et mes drôles de mots elle cherchait ma présence pour que je lui raconte quelques histoires morales ou comiques. Elle ne comprenait pas toujours, qu’elle me confiait entre deux fous rires, mais je voyais dans ses yeux qu’elle en redemandait toujours de ces discours qui réussissaient souvent à l’étourdir. Et moi j’étais assez fanfaron pour me saouler du spectacle que je lui donnais. D’ailleurs, toute la famille, adorait que je leurs narre des anecdotes. Aussi, je collectionais, dans la journée, les petits événements dont j’embellissais les faits en appuyant sur les côtés dramatiques sous-entendus. Car il y a du tragique dans tout ce que l’on vit, n’est-ce pas ?

La poésie tue

Si tous mes mots pouvaient être extirpés de mon être en un seul jet mortel ils tueraient probablement toute la connerie (et les cons par la même occasion) sur terre. Mais tout est souvent silence, silence même au travers le tumulte des humains, occupés à rien ou à gâcher ce qui nous reste d’humanité. Je suis allé voir et entendre des poèmes vendredi. J’ai vu l’annonce dans le journal : « Spectacle multimédia de poésie », je me suis dit que ça me sortirait de mon infernale routine… Franchement je n’en ai pas eu pour mon argent ; le multimédia consistait à une série de diapositives numérisées projetées sur des draps de scène, les pauvres poètes disaient bonsoir avant leur déclamation et merci quand ils avaient fini…

Fais ce que tu dois

« Fais ce que tu dois », voilà une des maximes des plus paradoxale que je connaisse… D’abord parce que c’est une évidence et puis, on peut la considérer comme tellement insidieuse qu’elle s’annule. Comment savoir ce que nous devons vraiment faire ? Comment en avoir le cœur et la tête nets ? Nos règles de vie ne s’accordent pas nécessairement avec celles de la société.

Propagande

Propagande. Si le cinéma est un moyen de propagande et que nous observons ce qui est inculqué à travers ces ombres chinoises, nous pouvons nous rendre compte des préoccupations des puissants qui produisent nos navets. C’est là un exercice des plus simple. On écarte toute la flatterie de la pornographie qu’amène une scène pour en reconnaître les réelles intentions, qui seront reconnues à travers les logos et les symboles qui traversent l’image et qui n’amènent rien à cette scène dans sa dimension dramatique. Aussi, le drapeau américain si souvent installé en toile de fond est là parce que quelqu’un a tenu mordicus à ce qu’il fasse partie du décor, à ce qu’il soit le décor. On peut se demander pourquoi. On peut se répondre qu’il faisait sens parce que, par exemple, le héros ira se battre pour son pays et qu’il pourra mourir et qu’un drapeau détient potentiellement une valeur dramatique efficace pour comprendre tout le dilemme du protagoniste. Ou on peut admettre que le drapeau est là pour renforcer la notion de pays, car ce pays, qui, dans une certaine mesure, n’a pas plus de réalité qu‘un drapeau. Les frontières qui forment un pays sont des dessins faisant appel à la haute voltige de l’imagination. En fait il n’existe pas de pays. Celui qui s’insurge contre cette idée est endoctriné, il ne comprend plus qu’un pays se forme souvent de guerres gagnées et perdues. Tant pis si à la prochaine guerre on vient à fendre la maison en deux… Celui qui se fait arracher son territoire à la suite d’un conflit comprend mieux l’injustice et l’approximation de la notion de pays. Aussi, le pays n’existe pas et pourtant notre monde en est rempli. Il lui faut donc un renforcement propagandisme continuel, tout comme un produit qui est annoncé sans relâche, sans cette publicité un autre produit prendrait sa place.

dimanche, mai 21, 2006

L'idée de la mort

La vie va terriblement vite ? Rectification : La vie va relativement vite. Et encore… Cela dépend par où ou par quoi on la prend. Au bout du compte la vie c’est la mort ! Ok, la vie serait un passage… Mais pour aller où ? ! Non, la vie serait un état. Oui, ça se défend… Mais est-ce un état de grâce ou de siège ? De transition ? Comme il est étonnant de s apercevoir qu’on n’en sait absolument rien et qu’en vérité on ne peut rien révéler à nos enfants. La vie ne serait pas cet ahurissement continuel doublé d’un espoir vers l’avenir ? Le néant serait donc la Terre Promise ?

Vaudeville Universel

Le concept voulant que nous, humains, individus, serions en vérité la seule et même entité qui, dans un drôle de cosmos, est mise en scène afin de pouvoir s’affronter, se rencontrer, tels que nous ne sommes pas vraiment, car nous nous voyons multiples, alors que, selon le concept, nous serions le seule et même individu, tient d’une sorte de vaudeville psychédélique troublant.

Qu'est-ce qu'on attend pour être heureux ?

Si ma vie semble linéaire c’est que je compte les jours, les heures, les minutes, les secondes. Je respecte un horaire selon les conventions établies. Je prends des rendez-vous. J’attends parce qu’on me le demande. J’attends parce que j’ai la bonne impression que ça peut être ça la vie et que j’aime goûter à la vie le plus possible. J’attends parce que l’avenir est le morceau qui, selon moi, complètera ma vie. Le bonheur peut être d’attendre car, lorsque l’irrémédiable arrive on n’attend plus rien, sinon que ça finisse…

Des bourreaux spectateurs innocents

Un mot sur la télé-réalité. J’aime bien regarder la télé-réalité parce que ce type d’émission reflète bien ce qu’on veut de toute émission ; c’est-à-dire : rire, pleurer et rager. En fait la télé bien souvent provoque la haine, mais lorsque j’affirme cela devant un auditoire bien peu veulent l’admettre. Dans la télé-réalité, nous sommes « en face » de victimes consentantes pensons-nous… Mais l’horrible, c’est qu’il n’existe pas de victime consentante mais plutôt des victimes inconscientes… …et que dire des bourreaux (les télé-spectateurs) Il y a des bourreaux inconscients ? !

Life Story

En fait, je me suis toujours vu à l’intérieur d’un show de télé-réalité où Dieu ( ?) regardait ma prestation. Tous mes gestes, mes pensées je les ai regardé comme si Dieu ( ?) les appréciait. Le show du bien et du mal… Oui, nous sommes la caméra la plus appropriée pour saisir l’ensemble de nos faits et gestes, avec en prime, la couleur de nos pensées… Maintenant, c’est à nous de comprendre qui sera le monteur de nos scènes et qu’est-ce que ces scènes tendront à prouver…

Tchat et télé-réalité

Est-ce que le tchat peut ressembler un tant soit peu à la télé-réalité ? J’ai comme l’impression que oui… Il y a l’interaction des intervenants… Des gens venus de milieux et de cultures différents… Une certaine tendance à vouloir exister en brillant par l’honnêteté ou l’originalité de son discours. Mais au tchat, il n’y a pas vraiment de prix à gagner… sinon la rencontre de la personne qui nous a touché pour qu’enfin on puisse la toucher… Et puis il y a l’anonymat du tchat versus la célébrité que crée la télé-réalité. En fait le tchat se passe dans l’ombre de notre vie et la télé-réalité fait de l’ombre autant aux participants qu’aux téléspectateurs.

vendredi, mai 19, 2006

L’HOMME SANDWICH VS L’HOMME ORCHESTRE

Je sais que je rêve, que j’ai peur, que je suis ridicule, que je suis ridiculement vaniteux mais je me suis fais accroire un jour que j’étais artiste et que parce que je ne sais pas faire grand’chose je m’en suis tenu à ça pour excuser la présence de mon existence. Mais même dans le choix de ma discipline je n’ai pu me décidé et mon cerveau a poussé tout croche, se gonflant tantôt pour la musique, tantôt pour le dessin et la peinture et pour finir je suis tombé dans le méli-mélo du multimédia. Dans ma tête, la technologie n’a pas de limite, mes moyens sont énormes, je fais danser des populations entières tout en les faisant réfléchir à leur condition d’humain capable d’amour, de compréhension afin qu’ils sachent enfin ce qu’est être intelligent. Être intelligent est simple ; il s’agit de regarder autour de soi, mais vraiment regarder, pas se dire qu’on regarde et s’admirer comme on regarde bien ; je crois que nous sommes pour nous-même le plus important obstacle à notre compréhension du monde, ce qui reste tout de même paradoxale… Aussi s’oublier est un moyen de faire partie du monde sans vraiment y renoncer, ne pas aimer vraiment quelqu’un en particulier ou sinon c’est la torture assurée ; la peur de le perdre équivaut à un abonnement à la folie.

Lorsqu’on entend un chanteur dire à son public qu’il l’aime on doit comprendre que ce public un objet interchangeable, pratique parce que composé de plusieurs personnes qui n’ont pas d’identité particulière et qu’il existera toujours… Je ne sais pas si je me fais bien comprendre. De notre besoin nostalgique de se faire bercer il nous reste cette tendresse que nous avons de nous-même blottis dans le creux d’un corps, la chaleur du sein maternel et l’image touchante et ancestrale de l’enfant maître de l’univers. Bébé, nous ne sommes rien, nous ne savons rien, nos cellules se multiplient et nous sommes cons comme la lune, inconscients, c’est ensuite que ça se gâte… Lorsque nous devenons, croyons-nous, experts en quelque chose ; nous avons la satisfaction d'être quelqu’un en déployant un titre, un diplôme, un costume et pour la plupart c’est fini pour l’intelligence ; il y a de l’argent à amasser pour nos vieux jours qui seront assurément difficiles parce que nous aurons irrémédiablement mal aux os.

D’ailleurs et de toute façon il y a beaucoup d’idiots au Québec, beaucoup de pauvres débiles à casquettes qui portent un logos collé sur le crâne au nom de quelques compagnies artisanes de ce besoin pressant de se mondialiser ; comprendre faire beaucoup de bidous au détriment de tous ces abrutis, qui le sont plus qu’un bétail, car la vache aussi bovine qu’elle soit ne va tout de même jusqu’à se marquer elle-même. Je reste septique sur la profondeur de ce peuple qui s’habille souvent avec le drapeau des autres, qui parle une langue languissante, et qui n’a, somme toute, à peu près pas d’opinion tellement il ne se pose aucune question. La rigolade grasse, nos mots restent dans le grenier d’une pensée que nous n’aurons jamais à éventer. Il est tragique de comprendre que nos enfants mangeront du baptinse et des avoyes, car il est aussi difficile de parler français au Québec que de parler anglais… Nous manquons de pratique et d’interlocuteur… La télé pathétiquement mauvaise en ce commencement de siècle, les comiques, les groupes punks, les groupes de garage voilà toutes notre littérature, même le cinéma est mal connu des jeunes. Le plaisir est partout, le petit plaisir court comme une copulation hâtive, le plaisir que l’on se gratte à chaque fois que ça nous pique, le plaisir provocateur de ce désir maudit, ce désir mesquin du prochain repas.

Ici en Amérique nous ne mourons pas de faim mais de satisfaction grise. Pourtant les feux d’artifices n’ont jamais été aussi éclatants ; le luxuriant foisonnement audio-visuel que la technologie nous permet provoque tout de même cet inassouvissement extraordinaire à travers un blasage presque péché. Que reste-t-il à un artiste qui aime la fascination sinon la fascination. Le dessin est reconnu comme bon lorsque le bon peuple juge que c’est très ressemblant et cela restera encore et encore le critère premier des amateurs. Mais doit-on reconnaître une intention dans la simple virtuosité robotique des virtuoses ? Existe-t-il dans l’aventure de créer un zone où la réflexion vienne prendre le pas sur le talent prodige ?

Intellectuel je suis

Je suis un i n t e l l e c t u e l. Et les autres ? Je ne comprends pas vraiment comment fonctionnent les autres qui se disent non-intellectuels. Ils pensent avec leurs instincts, leurs yeux, leurs mains, leurs pieds ? Ils disent à leurs enfants de ne pas faire ceci ou de ne pas faire cela, parce qu’ils le sentent comme ça ou parce que leurs parents leurs tapaient sur les doigts ! disaient comme ça ! Ils ne réfléchissent pas, ne s’adaptent pas aux situations, ils pensent sans en prendre conscience et pour cela ils se disent droit, non torturés par des pensées contradictoire qui brodent le châle du remord aux motifs du devoir et du plaisir. Pour ça je suis sombre, un être curieux et étrange.

LA RECHERCHE D' ABSOLUMENT RIEN

Ray est idiot de la pire espèce, de celle de ceux qui se croient malins, fins, subtils et tout, et qui sont au bout du compte des individus assez ordinaires. Nous étions obsédés de femmes et de sensations fortes, surtout de sensations fortes. Et pour que nos vœux se réalisent nous ne faisions que rêver presque jamais nous agissions de peur du mal et du ridicule parce que c’est à peu près la même chose.

Une trainée de mots

L'ombre d'un doute, poses-toi pas de question, il n'y a rien à comprendre, sinon que je t'aime, comme la laine d'Hélène, comme la mort d'ébène, comme le camion-benne qui transporte le ciment de mon serment. Oui, ça sera pour toujours, mais toujours c'est pas si longtemps que ça, si on regarde les dinosaures et les cosmos qui nous pètent à la face à tous instants !

Frôler la mort

Un autre monde… Il marchait en pleine rue quand l’automobile passa si près de lui qu’il crût sa dernière heure approcher. Il n’eut pas le temps de se formuler une seule pensée; l’espace d’un instant il fut dans des limbes sans nom où la seule chose réelle lui semblait être l’éminente fin, sa fin. Lorsqu’il reprit conscience , les gens autour de lui le regardaient avec des mines ahuries et il eut l’impression qu’il venait de commettre quelques méfaits dont il ne se souvenait d’avoir commis… On lui parla; il ne comprit pas et continuant son chemin, il se dit qu’il était sûrement très beau en ce moment parce qu’il venait de frôler la mort et que les gens qui frôlent la mort sont souvent très beau.

mercredi, mai 17, 2006

Moi et les autres

Moi. Toujours moi. Encore moi. Comment peut-il en être autrement ? Peut-être est-il possible d’éviter de ne penser que par soi ? L’altruisme à tout cran, s’oublier chez les autres, avoir comme but de soulager sans compter cela peut être une avenue plausible ? Je ne sais pas trop… Mais j’ai souvent ce fantasme de ne plus m’être indispensable et que je laisse habiter en moi une bonté inhumaine qui trouve ma personne utile sans plus, heureuse de se nourrir du bien-être des autres. Les autres qui, du même coup, deviennent le paradis.

samedi, mai 13, 2006

L'étrange

Les jours sont un mélange entre le concret et l'étrange où toute tentative de fuite révèle notre peur de la mort subite. Car nous sommes nouveau-nés tout le long du séjour. Ici, sur terre, tout est cristal et fragile. Nos corps sont d'argile. Nos âmes sont indociles. La luxuriante réalité des choses nous donne l’audace d’affronter le diaphane trame de notre vie. Aussi, sans trop y penser, nous marchons sur le fil tendu au-dessus des grands précipices, nous allons, sans trop savoir ce qui nous fera tomber, mais nous tomberons. La nuit est sans mélange, elle est étrange. Un film, un court métrage, joyeux chaos où la joie se mêle à la douleur on veut aller, où ? Allez ! Allez, voilà tout ! Notre épée brandie on garde l’équilibre, Aveugles, nous marchons sur le fil tendu au-dessus des grands précipices des nuls parts, amours imaginés

vendredi, mai 12, 2006

Stop ?

J’ai trouvé le moyen de réussir à arrêter de fumer. Ce moyen est très simple. Il s’agit d’abord de le vouloir instamment, évidemment. Avoir une raison ou une autre pour commencer la cure de déintoxication aide beaucoup aussi. Puis… Puis… C’est tellement simple, vous n’en reviendrez pas ! Oh… Mais que fais-je donc là ! Pourquoi vous avouer ce que j’ai savamment appris grâce à mon expérience ? Allez, si vous tenez absolument à le savoir, écrivez-moi, au

uandme999@hotmail.com

Nous conviendrons du mode de paiement. Que voulez-vous, il faut bien gagner sa croûte !

Promenade 21

On avait rasé l’immeuble. Il ne restait maintenant qu’un terrain vague où une terre meule inconnue avait comblé les excavations béantes. Je marchais sur cette surface granuleuse, jonchée de cailloux barbouillés de boue contaminée et je me sentais sali à chaque pas. On pouvait croire facilement que nous étions sur le plateau de tournage, pour un mauvais film de science-fiction, au milieu d’une planète sans vie, dévastée, moche comme la terre dans 30 ans…

jeudi, mai 11, 2006

Le roman Chopin

Chopin le mélancolique se mourait de coliques. George se mariait à un autre. Une dernière lancée pianistique, c’était son tic. Sand tentait de l’oublier. Frédéric ne se souvenait que trop. Le piano était lourd, ses mains aussi. Le passé loin d’être léger pesait presqu’autant que demain. Passa un blues inconnu, un jazz encore plus… je vais prendre une vodka on the rock… Ça l’acheva… Les feuilles tramées de notes s’envolèrent et il parti sans laisser de note. George noya son chagrin au-dessus de la Seine, sur le pont des romans fleuves. Mais déjà on entonnait la maintenant célèbre marche…

Go!

Je suis prêt. Je suis tout près. Je suis fin prêt. Je suis près. Je suis loin. Je suis loin d’être prêt. Un, deux, trois, j’y vais. Un, deux, trois… Non ! Stop ! Arrête ! Je regrette. Je ne me lance pas encore. Qu’est-ce que j’allais faire ? Inconscient que je suis ! oh, et puis non… Faut pas toujours savoir ce qui nous attend… Go ! Allez ! Sans remord je m’élance à corps perdu. Je vais bientôt atteindre mon but ! Qui était ? Je ne me souviens plus ! Ah oui ! M’approcher de toi.

Saint est ton Sein

Tu sais, je t’aime. Mais tu sais aussi que je ne sais pas trop ce que c’est que d’aimer. L’amour, je le ressens à la peur, à la peur de perdre, la peur de te perdre. C’est ainsi que je le mesure, je sais c’est absurde mais c’est ma seule manière. Peut-être que je ne t’aime pas alors ? Comment savoir ? Et si je tentais de me passer de toi pour un bout ? Tu vois, aussitôt que je pense à ça, je panique en pensant au bout de ton sein. Mon amour est malsain. Ton sein est un amour.

Sans toi

Un jour sans toi, ça s’endure. Deux, c’est une sorte de silence qui s’installe. Trois, Je ne suis plus trop certain de ce qui se passe. Quatre, mercredi est le milieu de la semaine. Cinq, j’appelle à l’aide. Six, j’en appelle à mes rêves. Sept, ben voilà ! Qui est-elle ? Faut que je me remarie ! On peut tout de même pas vivre en célibataire endurcit tout le long de la genèse. Allo ? C’est toi Gilberte ? Je me demandais… Qu’est-ce tu fais ce soir ? Quoi on est dimanche ? Et alors ? Tu travailles demain ? Oups ! J’te laisse v’la le boss qui réapparaît !

mercredi, mai 10, 2006

Dostoïevski a eu raison et tort

Aussi l’écrivain moderne s’est inventé un destinataire à têtes multiples comme l’est cette bête fantastique qu’est le Public ! Immanquablement si l’un n’est pas d’accord l’autre le sera. Il s’agit maintenant pour l’auteur de savoir comment créer des avis qui se recoupent en captivant les uns et les autres. Dans le roman, il y a le bon et le méchant… si on accepte la caricature du moins… On peut être le champion du héro tout en étant l’avocat du diable ; tout le monde trouve son compte… Dostoievski avait donc bonne intuition…

Qui lit ?

Lorsqu’on écrit, il nous faut, ne serait qu’en imagination, un lecteur, un destinataire. Il est bien difficile de s’en inventer un… Car celui-ci doit être quelqu’un qu’on croît capable de nous comprendre, qu’on croît capable de pardonner nos manières et nos artificialités. Quelqu’un qu’on va imaginer rire là où il y a matière à rire, quelqu’un qui va croire que tout ce qui nous importe est important… Bien souvent on trouve un tel destinataire chez quelqu’un que l’on connaît… Mais… Chut ! On l’idéalise c’est certain… Mais il ne faut pas s’en rendre compte ! Sinon notre stratagème tombe à l’eau !

Le noir connaît le blanc ?

Les femmes ont-elles ce sens du spectacle, du spectacle érotique, je veux dire ? Ou tout ce rituel est dicté par la gente masculine ? Un peu des deux j’imagine…Lorsqu’on est masochiste est-il difficile de deviner ce qu’est être sadique ? S’en doute-t-on seulement ? A-t-on accès, ne serait-ce qu’instinctivement à toutes les possibilités des expériences humaines ? Par exemple l’homme peut-il se douter de ce qu’est être une femme ? Ou son imagination est condamnée à errer dans la sphère des suppositions ? A-t-on la notion de ce que peut être toutes les maladies connues et inconnues ? Les devine-t-on sans étude ?

De la pensée comme outil

Tu penses beaucoup trop. C’est vrai, je pense trop. J’ai cru que la pensée était définitivement la seule chose qui nous appartenait. Mais parce que c’est elle qui met l’étiquette « tu existes » j’ai de la difficulté à en diminuer l’importance. Ok, et si on admettait que la pensée était l’apparence de l’existence ? Non… On ne peut pas… C’est tout de même le véhicule de tout notre savoir… notre moyen d’avancer… de traverser le temps… Alors comment peut-on prétendre penser trop ? Probablement comme la névrose obsessive… en se servant de la pensée comme marteau…pour enfoncer des clous déjà plantés…

mardi, mai 09, 2006

Passe le temps

Le temps passe, nous en avons la preuve à tout instant. Adolescent, j’avais crû réussir à avoir mis un aspect au Dieu qui, nécessairement dominait l’univers, et j’avais vu en le Temps l’ultime conquérant de la vie. Il nous avait sculpté, il nous avait fait évolué et nous ne lui survivrions pas… Mais depuis j’ai compris que l’air qui nous enveloppe et nous nourrit n’est pas pour cela un dieu… Et bien qu’il soit invisible… le vent n’est pas un esprit… On aura que des intuitions pour résoudre l'abyssal…

L' ex existence

Je voudrais que rien n’arrive, que rien ne se passe. Je voudrais que les choses soient là « for ever » mais … Si les choses restaient figées dans un bonheur de glace comment pourrait-on endurer cela ? Comment pourrait-on l’admettre ? Encore cette idée qu’une idée n’existe pas sans une autre idée… C’est inévitable bien sûr… Et cette continuité qui nous mène du premier au dernier jour… Et ce saisissement qui nous surprend à toutes les fois qu’on tente de visualiser ce qu’est notre vie… Cet étrange sentiment d’être le seul personnage d’une pièce absurde qui n’aura issue que la fin.

4 h 3 min moins 30 secondes

La machine à voyager dans le temps. Elle fut inventé en 2998, un matin, à 4 h 03, elle fut déclenchée. Par erreur, l’utilisateur, mis le cadran à 4 h 03 moins 30 secondes, donc 4 h 02 min, 30 sec. Depuis ce temps l’Univers entier ne dure que 30 secondes pour l’éternité. La machine à voyager dans le temps. Elle fut inventé en 2998, un matin, à 4 h 03, elle fut déclenchée. Par erreur, l’utilisateur, mis le cadran à 4 h 03 – 30 secondes, donc 4h 02, 30 sec. Depuis ce temps l’Univers entier ne dure que 30 secondes pour l’éternité.

Roman Tic

Un roman. Si je me donne la mission d’écrire un roman érotique futuriste qui s’intitulerait « Nos corps célestes » où faire l’amour durerait toute une vie et en même temps ne se ferait pas, où nos enfants seraient en même temps nos parents parce que le temps serait chamboulé et que rien de ce que l’on ne connaît présentement pourrait être compréhensible pour ces êtres venus d’un ailleurs pourtant ici. Aurais-je le droit d’écrire ce roman à cette époque ? Qui le lirait si le temps n’aurait plus prise ? Le voyage dans le temps est absurde et d’une violence barbare ; c’est un de nos fantasmes les plus grossiers…

Le mal

L’horreur… J’ai mal à un doigt et tout mon être tourne maintenant autour de cette douleur. Je suis cette souffrance et je damnerais ce que je considère être mon âme pour que cela s’arrête. Et si ça s’arrête… Je n’aurai plus de souvenir de qui j’étais ? Si on tient absolument à ne se souvenir que de ce qui nous a fait mal, probablement que la moitié de notre vie nous échappera… Peut-être même plus… Aussi doit-on apprécier nos moments d’enfer ? Facile à dire, difficile à accepter, impossible à vivre.. Pourtant le principe est bon… C’est alors qu’on s‘aperçoit que de la pratique à la théorie il y a un monde…

lundi, mai 08, 2006

L'éloge de l'amour

« Pour penser à quelque chose, il faut nécessairement penser à autre chose. ». J’ai entendu ça dans « L’éloge de l’amour » de Jean-Luc Godard. En tentant d’analyser cette pensée, j’ai d’abord pensé qu’il y avait une absurdité … un non-sens… Puis, j’ai crû saisir la subtilité, par exemple, si je pense « j’ai froid », il faut que je pense aussi « Je n’ai pas chaud » aussi, l’idée du froid vient de paire avec celle de la chaleur. Mais je ne suis pas certain que ça s’applique vraiment à la pensée évoquée dans le film.

Silence on tourne en rond

Pourquoi tu ne me parles plus ? Parce que tout ce qu’il a entre nous est relégué au niveau d’une ironie, d’une satire de nous-mêmes et qu’il m’est impossible de faire confiance en quelqu’un qui ne me laisse pas le choix des armes… De quoi tu parles ? J’aime autant que tu ne comprennes pas vraiment… Comme ça, « nous deux » restera une chimère qui ne manquera pas de charme parce qu’elle restera un rêve… Tu as vu « L’éloge de l’amour », un film de Jean-Luc Godard ? Un film difficile d’accès mais avec des phrases si vraies… Comme seul le roman peut en donner… Des vérités maquillées en mensonges…

Pastille

Elle est un bonbon et un médicament. Elle fond dans la bouche et pénètre mentholeusement jusqu'au tréfond de l'âme... Pastille, au palais, est seule à se morfondre. Pastille est là pour confondre la joie et la peine de tous nos mondes.

dimanche, mai 07, 2006

Au royaume des aveugles...

La bombe éclata. Sa fureur durant 24 heures. Il n’y eut pas de nuit ce jour là. La lumière fut aveuglante pour tous si tant qu’elle brûla toutes les rétines ; sur tous les continents il n’y eut que des aveugles. Pris au dépourvu, tous les gens ont faillis mourir tellement ils étaient désemparés. Mais bien vite, il y eut des chefs ; les aveugles d’avant la bombe. Ils rassemblèrent les nouveaux non-voyants dans de grandes salles qu’on reconnaissait à leur écho, mais ils ne leurs montrèrent pas tous les trucs car ils voulaient garder leur hégémonie dans ce nouveau monde de pleurnichards.

Un moment nul

Un moment parfait on le vit probablement lorsqu’on garde quelques illusions qu’il peut y avoir des moments pareils. Lorsque je tente de me souvenir d’un de ces fameux instants c’est toujours à la lumière d’un certain étonnement de m’imaginer si content alors que je n’avais pas à me sentir comme ça en toute objectivité. Je dirais même que si j’y regarde de près, c’est ma naïveté qui excitait mes sens, mon inexpérience, ma certitude qu’il ne pouvait pas m’arriver ce qui m’arrivait. Mais de quoi je parle ? Je ne le sais peut-être même pas. En cela je vis un moment parfaitement idiot.

Je te veux l'objet

Je te voudrais disponible à tout instant. Tu ne dirais rien, tu serais étendue là, assise ici, suspendue dans les airs. Tu ferais partie de l’ameublement. Tu serais mon plus beau luxe et j’adorerais te savoir dans une pièce où je ne serais pas. Je passerais de temps à autre pour vérifier si t’es toujours toute à moi. Parfois je passerais des heures à t’admirer de loin ou de proche. Je sentirais ta peau, je te grafignerais gentiment ou plus brutalement. Tu serais la photographie animé, mon cinéma immobile, ma vie à la perdre. Merde c’est moche dit comme ça…

vendredi, mai 05, 2006

Vision

La nuit était de velours. Je ne distinguais rien des meubles, des tableaux ni mêmes des fenêtres. Le silence qui régnait avait quelque chose d’assourdissant en cela je n’entendais vraiment rien. Sinon je m’imaginais mon cœur battre à son rythme, mon sang en raz-de-marée dans mon cerveau et, comme il est rare que ça arrive je voyais de plus en plus mes murmures. Le noir était d’encre, pourtant mes yeux s’obstinaient à vouloir distinguer quelque chose et je voyais tout sauf le vide. Un voile brodé de fioritures débordantes, aux milles points tissés me frôle le visage et je m’éveille.

Musique 00

La musique est partout. Je crois que les musicien vivent plus longtemps que bien d’autres, n’en déplaisent à Mozart. Car elle transmet bien souvent une urgence qui mobilise tout le corps. Le système immunitaire doit être en alerte. Car bien souvent, la santé est une question d’urgence. Pensez à tous les efforts qu’un musicien doit fournir dans sa vie, la concentration, les exercices de mémoires constants. En fait, le musicien vit quelques chose comme le vit une victime aux aguets, toujours à l’affût d’une instance qui le traque. Mais c’est toujours pour atteindre le sommet d’un plaisir qu’est l’exécution et l’accomplissement de la musique.

Promenade 21

Je monte le sentier qui mène tout en haut de la montagne. Tout est plein, tout est beau, tout est parfaitement ce qu’il est. La terre sous mes souliers crisse. Le ciel déchire mes yeux. Les nuages allège mon ascension. Les feuilles des arbres au vent fouette ma volonté et mon corps se déplace avec une vive joie de voir tout de concert avec mon électricité. Les plans changent de seconde en seconde et captivent mon imagination. Je pense « tout en haut ! ». La cime se dessine et je crois à une délivrance. L’air est frais et le panorama est embrouillé de mes larmes.

La chanson

J’ai rien dans tête sinon mon corps. J’occupe l’espace qui m’est imparti. Aucune idée de ce que je viens faire ici. J’attends une réponse tout en sachant qu’elle ne viendra pas. Pourtant je l’attends tout de même. Si je viens à tenter de résumer ma vie, je n’y vois rien qui la justifie, sinon la peine et l’amour qui mènent mon cœur. Une chanson toujours courre en mes veines, c’est une chanson belle et triste comme le monde entier… et cette chanson occupe le temps qui lui est imparti. Elle se terminera mais je me la rechanterai sans cesse.

Du feu sur toile

Je veux dessiné des flammes froides qui dévoreraient tous les regards qui se poseraient sur le tableau. Je veux provoquer le désir comme la photographie impudique d’une femme nue. Je veux que mes coups de pinceaux fassent dire milles mots à tous les critiques. Je veux que les formes qui apparaissent disparaissent aussitôt saisies. Je veux d’un tableau blanc qui décrierait toute la noirceur du monde. Je veux qu’on accroche mes tableaux dans des musées où personne ne vient. Je veux sculpter dans le vide. Je veux penser une toile sans l’exécuter et qu’on me reconnaisse peintre malgré tout et qu’on me subventionne évidemment.

De l'amour

Elle m’aimait. Elle me l’a dit hier soir et, ce matin, encore étourdie d’une nuit sans vrai sommeil, je pense à elle. Je revois son drôle de visage qui me dit « Je t’aime », et j’imagine la mine que j’avais… Avais-je l’air farouche, lucide, endormi, embêté ou tout simplement idiot ? Je ne sais plus trop. Est-ce que je l’aime ? Je ne saurais trop quoi répondre… Pourquoi m’a-t-elle avouer cela ? Pourquoi justement hier soir ? Probablement par peur de me perdre, une idée lui est venue en se maquillant, une ride… et cette ride l’a décomposée, elle a pris panique.

mercredi, mai 03, 2006

Le pire du meilleur

Et si l’amour n’existait pas mais bien plutôt le désir de l’amour ? Non pas le désir charnel, quoiqu’il ferait partie de cet amalgame d’amour, mais cette idée un peu vague, jamais très nette dans notre esprit, ou beaucoup trop claire pour qu’elle soit réelle. Le coup de foudre serait une instance qui commanderait à l’individu de faire en sorte de se reproduire et la puissance de la romance ferait le reste. Serait-ce par trop monstrueux s’il en était ainsi ? Puisque de toute façon l’amoureux le serait véritablement et donnerait le pire comme le meilleur à l’être chéri.

Des paroles

Lorsqu’on donne attention aux paroles des chansons d’amour on découvre quelque absurdités, quelques images qui frisent le grotesque ou des métaphores tellement audacieuses que bien souvent, si on y regarde de plus près, révèlent les carences affectives de ses auteurs. C’est un peu comme si l’enfant disposait de tout son vocabulaire d’adulte pour exiger toute l’attention de la mère. Il est bien rare d’entendre une chanson d’amour qui ait toute la dimension de l’amour humain mature, assumé et grandiose. Parce que ce n’est pas là un produit en demande. L’amour infantile et immature est à l’honneur. Je t’aime tant baby.

Le jour et la nuit

Encore 100 mots, encore une idée. Ma tête est le sablier du verbe. Ton étreinte m’encadre dans un amour administré. Et l’horaire me convient puisque j’attends. Puisque je me lève le matin pour aller vers le soir. Puisque je rêve d’un jour qui serait nuit, d’une nuit claire comme le jour.

Le bonheur, le toujours, le tout heure, le bonjour. Et j’attends l’étoile filante pour souhaiter le vœux des milles vœux. Pourtant je ne veux rien. Je veux tout que pour toi. Et si les mots venaient à se dissoudre comme l’encre dans l’eau, ils persisteraient tout de même sur ta peau.

La vérité

Lorsque le corps se sent sale, quelqu’un le lave. Lorsque le corps est sale, quelqu’un le sent. Lorsque l’âme se sent sale, quelqu’un la passe dans le tordeur et puis la repasse. Le mensonge. Le mensonge est la boue bouillante dont l’eau qui s’évapore sature l’atmosphère. Il fait fausser la vie et on déchante si on vient à apprendre la vérité. La vérité donne un trémolo aux paroles sortant de notre gorge. Nos mains ne sont jamais coupables des ciseaux qu’elles tiennent. Nos mains ne sont jamais responsables des corps qu’elles prennent. Dans l’imagination tout existe, dans la réalité rien.

La fonte des glaces

Est-ce moi ? Je suis assis, saisi d’un très grand doute, l’étourdissement le plus magistral qui m’arrive de temps à autres… Je vois ça comme une glace qui rencontre soudainement la chaleur et qui penserait (moi, cette glace) je vais mourir, c’est très certain, mais pas tout de suite, pas avant d’avoir fondu… Mais que suis-je enfin ? Je n’en sais rien, je ne l’ai jamais su, je l’ai souvent prétendu, mais je ne le sais pas et même ça, je ne sais pas trop ce que ça veut bien dire. L’éternité nous emmerde vraiment n’est-ce pas ?

La musique

La musique rend parfois heureux. Ce bonheur a tout de l’inassouvissement. Le son, bien qu’il soit du monde physique, semble venir de nul part, surtout le son musical. Non, pas de nul part… Mais d’autre part… La musique n’est pas un objet… (sinon le disque, l’instrument, l’interprête) Lorsqu’elle nous traverse la musique a un pouvoir magique semble-t-il. On peut en venir à être en manque d’une mélodie. Et, lorsqu’on se donne la permission d’entendre cette mélodie espérée, c’est comme l’exhaustion d’un fantasme ; à la fois satisfaisant et frustrant. Le bonheur serait donc inassouvissement ?

Les autres

Je m’étonne souvent de la bêtise des gens… Je sais ce n’est pas très généreux de ma part… Mais je crois que dès qu’un autre manifeste sa pensée, on est obligé de le percevoir soit positivement, soit négativement… Si c’est positif, c’est que la personne émet une idée soit qui ressemble beaucoup à la nôtre ou qui est tellement novatrice à nos yeux et nous paraît capable d’ouvrir de belles possibilités. Si c’est négatif, c’est qu’on reconnaît le manque de sagesse de l’idée ou que cette idée est tellement différente des nôtres et semble par trop divergente de nos valeurs que nous nous fermons.

mardi, mai 02, 2006

L'idée

Je me suis souvent aperçu que lorsque je crée une phrase musicale ou poétique, celle-ci vient à me fasciner surtout lorsque je l’invente en tentant de briser l’harmonie qui me semblait aller de soi… Comme cette insaisissable idée de notre mort, l’idée de créer quelque chose de beau nous est souvent étranger, en tout les cas, elle nous surprend comme un chemin inconnu qui se dévoile à nous. Et, je tiens encore à le dire, je n’ai pas su exprimer ici l’exactitude de cette idée. Lorsque je veux que mon dessin soit je suis forcé de lui casser la gueule.

L'impact de mots

Il y a des mots coup de poing ? Je ne le sais pas vraiment… Je n’ai jamais vraiment osé en donner de peur de voir quelqu’un tomber et se faire mal… Même si mon âme est souvent de colère, je crois que j’en veux surtout en cette possibilité de l’injustice… J’en veux à celui qui ne voit comme issue qu’une colère juste… J’en veux à celui qui ferme la porte à jamais. Je ne suis certain que de l’amour que je porte à mon enfant… Mais alors ? Ceux qui n’ont pas d’enfant ne sont certain de rien ?

Promenade 20

Le printemps s’ignore et nous fout un vent du nord en pleine gueule. La montagne noire a à peine diminuée et l’air frais me fait mal à la dent. J’ai hâte que l’on trouve le mal en moi et qu’on sache me l’extirper avant que ce ne soit trop tard, avant que ce ne soit irrémédiable. J’ai effacé un film dont je ne me souviens plus du tout ni du titre, ni du scénario… Je ne me souviens que d’une vague actrice qui faisait chier tout le monde… Je veux dire son personnage ne semblait plaire à aucun autre personnage.